Carrington 2026 : que se passerait-il pour les radioamateurs si une super-tempête solaire frappait la Terre aujourd’hui ?

Le 1er septembre 1859, l’astronome britannique Richard Carrington observe une éruption solaire d’une puissance exceptionnelle. Moins de 18 heures plus tard, la Terre est frappée par l’une des plus violentes tempêtes géomagnétiques jamais enregistrées.

À l’époque, les conséquences restent limitées aux réseaux télégraphiques, seule technologie électrique mondiale de l’époque. Des opérateurs reçoivent des décharges électriques, des équipements produisent des étincelles et certains télégraphes continuent même à fonctionner alors qu’ils sont débranchés de leur alimentation.

Plus de 160 ans plus tard, notre monde est devenu totalement dépendant de l’électricité, des satellites et des télécommunications. Une question se pose alors : que se passerait-il si un nouvel événement de Carrington frappait la Terre en 2026 ?

Un Soleil capable de paralyser nos technologies

Le Soleil traverse actuellement son maximum d’activité du cycle solaire 25. Les éruptions de classe X et les éjections de masse coronale (CME) sont plus fréquentes que durant les années précédentes.

Si une CME comparable à celle de 1859 était dirigée vers la Terre, les conséquences pourraient être importantes :

  • perturbations ou destruction de satellites ;
  • pertes temporaires du GPS ;
  • coupures des réseaux de communication ;
  • dommages sur certains réseaux électriques ;
  • dégradation des systèmes de navigation aérienne et maritime.

Les scientifiques surveillent en permanence le Soleil grâce à des observatoires spatiaux comme SOHO, SDO ou DSCOVR, capables de fournir une alerte précoce plusieurs dizaines de minutes avant l’arrivée du choc solaire.

Que verraient les radioamateurs ?

Pour la communauté radioamateur, un événement de type Carrington constituerait un spectacle scientifique exceptionnel.

Les premières conséquences apparaîtraient sur les bandes HF.

Blackout radio

Une forte éruption solaire provoquerait une ionisation brutale de la couche D de l’ionosphère. Les bandes HF pourraient devenir totalement inutilisables pendant plusieurs heures sur certaines portions du globe.

Les bandes 80, 40 et parfois même 20 mètres pourraient subir une forte absorption des signaux.

Effondrement de la MUF

La fréquence maximale utilisable (MUF) pourrait chuter brutalement.

Des liaisons habituellement faciles deviendraient impossibles, même avec des stations puissantes et des antennes performantes.

Tempête géomagnétique extrême

Lorsque la CME atteindrait la Terre, le champ magnétique terrestre entrerait dans une phase d’agitation exceptionnelle.

Les indices Kp pourraient atteindre leur maximum théorique de 9 pendant plusieurs heures.

Les communications transpolaires seraient fortement perturbées.

Des aurores visibles depuis la France

Le phénomène le plus spectaculaire serait sans doute l’apparition d’aurores boréales visibles très loin vers le sud.

Lors de l’événement de 1859, des aurores ont été observées jusque dans les Caraïbes.

Dans un scénario similaire aujourd’hui, des aurores pourraient être visibles dans toute la France, offrant des conditions de propagation VHF inhabituelles via l’ionisation aurorale.

Et SUMO dans tout ça ?

Pour les utilisateurs de logiciels de surveillance de la météo spatiale comme SUMO, l’événement serait immédiatement visible.

On pourrait imaginer :

  • un flux X-Ray saturé dans la zone X ;
  • un indice Kp au maximum ;
  • une activité protonique extrême ;
  • des alertes CME majeures ;
  • des perturbations du vent solaire largement hors normes.

Les tableaux de bord de météo spatiale deviendraient alors de véritables centres de suivi en temps réel d’un événement historique.

Une catastrophe inévitable ?

Les chercheurs s’accordent sur un point : un nouvel événement de type Carrington se produira tôt ou tard.

La véritable question n’est pas de savoir s’il se produira, mais quand.

La bonne nouvelle est que nous disposons aujourd’hui d’outils de surveillance que Richard Carrington n’aurait jamais pu imaginer. Les agences spatiales surveillent le Soleil 24 heures sur 24 et permettent d’anticiper les événements les plus dangereux.

Pour les radioamateurs, ce serait à la fois un défi technique majeur et l’occasion unique d’observer les effets les plus extrêmes de la météo spatiale sur notre planète.

Espérons simplement que le prochain Carrington ne survienne pas demain matin…

Article généré par Chat GPT

1 commentaire

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F4FAP

Si un événement de type Carrington survenait, il pourrait ne pas seulement perturber nos systèmes mais les mettre hors service pour longtemps : on évoque des coûts supérieurs à ceux générés par la 2ème guerre mondiale.
En 1859, des stations de transmission terrestres avaient pris feu. Même si le sujet commence à circuler, les mesures de protections des systèmes sensibles restent probablement marginales.

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