Peut-on survivre à une panne mondiale d’Internet grâce à la radio ?
Quand tout le monde cherche du réseau sur son smartphone, les radioamateurs continuent de communiquer.

Internet : un géant aux pieds d’argile
Nous vivons dans un monde où Internet est devenu indispensable. Téléphone, banque, télévision, navigation GPS, réseaux sociaux, messageries instantanées, commerce en ligne… tout ou presque dépend désormais d’une infrastructure numérique mondiale.
Mais que se passerait-il si Internet disparaissait brutalement ?
La question n’est pas aussi farfelue qu’elle en a l’air. Plusieurs scénarios pourraient provoquer une interruption majeure des communications :
- Une cyberattaque mondiale visant les infrastructures critiques.
- Une panne électrique généralisée.
- Une guerre touchant les réseaux de télécommunications.
- Une tempête solaire exceptionnelle comparable à l’événement de Carrington de 1859.
Dans un tel contexte, un moyen de communication vieux de plus d’un siècle pourrait redevenir indispensable : la radio.
L’événement de Carrington : le précédent qui inquiète les scientifiques
En septembre 1859, l’astronome britannique Richard Carrington observa une gigantesque éruption solaire.
Quelques heures plus tard, une tempête géomagnétique frappa la Terre.
À l’époque, les télégraphes étaient les systèmes de communication les plus avancés. Les conséquences furent spectaculaires :
- Pylônes produisant des étincelles.
- Équipements détruits.
- Opérateurs électrocutés.
- Messages transmis sans alimentation électrique grâce aux courants induits.
Aujourd’hui, une tempête similaire pourrait avoir des conséquences bien plus graves :
- Destruction de satellites.
- Perturbation du GPS.
- Pannes sur les réseaux électriques.
- Dysfonctionnement des centres de données.
- Rupture des communications Internet.
Les scientifiques considèrent qu’un événement de cette ampleur reste rare mais tout à fait possible.

Une cyberattaque mondiale est-elle envisageable ?
Ces dernières années, plusieurs cyberattaques ont démontré la vulnérabilité de nos infrastructures.
Les réseaux Internet reposent sur :
- Des centres de données.
- Des câbles sous-marins.
- Des routeurs internationaux.
- Des fournisseurs d’accès.
Une attaque coordonnée visant plusieurs de ces éléments pourrait perturber durablement les communications dans certaines régions du monde.
Même sans destruction physique, la simple saturation des réseaux pourrait rendre Internet inutilisable pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.

Quand les réseaux tombent, la radio reste debout
La grande force de la radio est sa simplicité.
Contrairement à Internet, deux stations radio peuvent communiquer directement sans intermédiaire.
Pas besoin :
- De fibre optique.
- De box Internet.
- De serveur distant.
- De réseau mobile.
Une antenne, une source d’énergie et un émetteur-récepteur suffisent.
C’est précisément pour cette raison que les radioamateurs sont souvent sollicités lors de catastrophes naturelles.
Les radioamateurs : un réseau mondial indépendant
Depuis plus d’un siècle, les radioamateurs développent et entretiennent des moyens de communication autonomes.
Partout dans le monde, des milliers d’opérateurs disposent :
- D’antennes HF.
- De stations VHF/UHF.
- De batteries de secours.
- De groupes électrogènes.
- De systèmes fonctionnant à l’énergie solaire.
Contrairement aux infrastructures commerciales, ces stations sont réparties sur l’ensemble du territoire et appartiennent à des particuliers passionnés.
En cas de crise majeure, elles constituent un maillage extrêmement résilient.

La HF : communiquer à travers le monde sans Internet
Les bandes HF (Haute Fréquence) permettent d’utiliser l’ionosphère comme réflecteur naturel.
Une station installée dans son jardin peut ainsi communiquer :
- À plusieurs centaines de kilomètres.
- À travers toute l’Europe.
- Et parfois jusqu’à l’autre bout du monde.
Même en l’absence totale d’Internet, la HF permettrait de transmettre :
- Des messages.
- Des informations de sécurité.
- Des bulletins météo.
- Des demandes d’assistance.
La radio reste ainsi l’un des rares moyens de communication véritablement indépendants des infrastructures modernes.

APRS : le GPS sans Internet
L’APRS (Automatic Packet Reporting System) est un réseau radio numérique utilisé par les radioamateurs.
Il permet notamment :
- La localisation de stations.
- L’envoi de messages courts.
- La diffusion d’informations météo.
- Le suivi d’événements.
Beaucoup d’utilisateurs consultent l’APRS via Internet, mais le système fonctionne avant tout sur les ondes radio.
Un réseau local APRS pourrait continuer à échanger des informations même lors d’une panne généralisée d’Internet.
DMR : quand le numérique rencontre la radio
Le DMR (Digital Mobile Radio) est aujourd’hui très populaire chez les radioamateurs.
La plupart des réseaux DMR utilisent Internet pour relier les relais entre eux.
Dans un scénario de panne mondiale, ces interconnexions disparaîtraient.
Cependant, les relais locaux continueraient souvent à fonctionner.
Les communications locales resteraient possibles tant que l’alimentation électrique est assurée.
C’est un excellent exemple de système hybride capable de continuer à rendre service même lorsque les infrastructures globales sont indisponibles.

L’énergie : le véritable défi
La radio possède un avantage majeur : elle peut fonctionner avec très peu d’énergie.
De nombreux radioamateurs disposent déjà :
- De batteries au plomb ou lithium.
- De panneaux solaires.
- De stations portables.
- De générateurs autonomes.
Un ordinateur portable et un émetteur-récepteur HF consomment souvent bien moins qu’un centre de données ou qu’une antenne relais de téléphonie mobile.
La radio peut donc rester opérationnelle bien après la disparition des autres moyens de communication.
Sommes-nous prêts ?
La réalité est que peu de personnes possèdent aujourd’hui une solution de secours en cas de panne prolongée d’Internet.
Les radioamateurs constituent l’une des rares communautés à entretenir volontairement des moyens de communication indépendants.
Leur objectif n’est pas de remplacer Internet au quotidien.
Mais lorsque les infrastructures modernes deviennent indisponibles, la radio redevient ce qu’elle a toujours été :
un moyen simple, robuste et universel de communiquer.
Conclusion
Une panne mondiale d’Internet ne signifierait pas la fin des communications.
Les réseaux radioamateurs, les stations HF, les systèmes APRS et même certains réseaux DMR continueraient à fonctionner dans de nombreuses situations.
L’événement de Carrington, les cyberattaques modernes et la dépendance croissante aux infrastructures numériques nous rappellent une chose essentielle :
La technologie la plus récente n’est pas toujours la plus résiliente.
Et si un jour Internet venait à disparaître, même temporairement, il y a fort à parier que les premiers messages continueraient à voyager… sur les ondes.
Article généré par Chat GPT
Benoit
Il existe aussi les réseaux pocsag pour l’alerting.
En France, avec eMessage, le signal ne dépend pas d’internet ni des réseaux mobile. Nous passons par EutelSat puis en émission radios. Nos émetteurs ont des batteries pour tenir 36h sans électricité.
Je pense que tous les services d’astreinte sérieux devraient en avoir 😉 surtout les opérateurs mobiles et les fournisseurs d’accès internet.
f4fap
Un cross-band V/U dans la voiture et un plein complet de carburant, sans oublier les vivres et les mots croisés, le tout sur un point haut.



2 comments