RADTEL RT4D : le portatif DMR à petit prix vu par F4CGB
À moins de 60 euros, le RADTEL RT4D fait partie de ces portatifs qui attirent immédiatement la curiosité. Analogique, DMR, bibande et doté en prime d’une réception particulièrement étendue, il semble en offrir beaucoup pour son prix. Mais que vaut-il réellement une fois sorti de sa boîte et confronté à un véritable usage radioamateur ? Hervé, F4CGB, l’a utilisé en fixe comme en mobile, sur hotspot et sur relais. Il nous livre son retour d’expérience.
À propos de cet essai
Ce retour d’expérience a été réalisé par Hervé F4CGB, qui a testé le RADTEL RT4D en conditions réelles d’utilisation radioamateur, en fixe et en mobile, en analogique et en DMR, sur hotspot comme sur relais.
Les appréciations concernant l’ergonomie, la qualité audio, la programmation, la sensibilité et le comportement du poste sont celles issues de l’expérience personnelle de F4CGB et ne constituent pas des mesures de laboratoire.
Le RADTEL RT4D utilisé pour cet essai a été fourni gracieusement à Hervé F4CGB par Éric F4FAP. Il ne s’agit donc pas d’un appareil fourni par le fabricant dans le cadre d’un partenariat commercial.
Un portatif DMR à 59 euros

Le RADTEL RT4D est un portatif analogique et numérique DMR encore relativement peu connu dans le monde radioamateur.
C’est d’abord son prix qui a éveillé la curiosité d’Hervé F4CGB : au moment de son essai, le RT4D était proposé aux alentours de 59 euros, livraison comprise.
À ce tarif, il vient directement se positionner face aux nombreux portatifs chinois d’entrée de gamme, tout en proposant le DMR.
Il serait toutefois injuste, prévient immédiatement Hervé, d’attendre d’un appareil vendu moins de 60 euros les prestations d’un AnyTone plus haut de gamme.
Après avoir utilisé notamment les AnyTone AT-D168UV, AT-D878UV et observé les évolutions apportées par les modèles plus récents, son constat est sans ambiguïté : les AnyTone restent globalement très supérieurs au RT4D, particulièrement en matière d’ergonomie et de programmation.
Mais ce n’est finalement pas la bonne question.
Pour F4CGB, il s’agit plutôt de déterminer ce que l’on peut réellement attendre d’un RT4D pour un usage radioamateur classique compte tenu de son prix particulièrement bas.
Et c’est là que les choses deviennent intéressantes.
Le CPS : l’épreuve commence…

Avant de pouvoir véritablement essayer le RT4D sur l’air, encore faut-il le programmer.
Et c’est précisément ici qu’Hervé rencontre ce qu’il considère comme le principal défaut du poste : son CPS.
Pour réaliser ses essais, F4CGB a pris soin de mettre à jour le firmware du RT4D ainsi que son logiciel de programmation avec les dernières versions disponibles au 10 septembre 2026.
Cela n’a malheureusement pas suffi à rendre l’expérience agréable.
La création du codeplug s’est révélée particulièrement laborieuse.
Après près de 48 heures de tâtonnements, Hervé résume son expérience avec une formule qui ne laisse guère de place au doute :
« Le CPS RADTEL mérite la palme du pire CPS que j’ai jamais testé ! »
À tel point qu’il avoue avoir envisagé un moment d’abandonner complètement le DMR sur ce poste pour destiner le RT4D… exclusivement à l’écoute de la bande aviation !
Une logique de programmation déroutante
Une des particularités rencontrées par F4CGB concerne la gestion des groupes de réception.
Pour parvenir à recevoir correctement un canal dans la configuration qu’il a réalisée, il lui a fallu créer une RX Group List contenant au minimum un TalkGroup.
Ce TalkGroup doit lui-même avoir été préalablement créé dans la partie Contacts du CPS.
Pour quelqu’un habitué à programmer des équipements DMR, la logique finit par être comprise. Mais elle rend la création d’un codeplug inutilement laborieuse aux yeux d’Hervé.
Plus gênant encore : au cours de ses manipulations, F4CGB indique avoir constaté des modifications inattendues de certains paramètres du codeplug.
Son conseil est donc très clair : après chaque modification importante, mieux vaut contrôler soigneusement l’ensemble de la programmation avant de l’envoyer dans le poste.
Il recommande notamment de vérifier :
- les canaux ;
- les TalkGroups associés ;
- les zones ;
- les contacts ;
- les RX Group Lists ;
- et plus généralement l’affectation des différents paramètres.
Cette vérification peut éviter, selon son expérience, de longues recherches lorsqu’un comportement étrange apparaît ensuite sur le poste.
Pour Hervé, il ne fait donc aucun doute que le CPS constitue le véritable maillon faible du RT4D.
Une fois programmé… le RT4D se rattrape
Heureusement, l’histoire ne s’arrête pas à son logiciel.
Une fois cette étape franchie et le codeplug enfin opérationnel, F4CGB a pu confronter le RT4D à un usage beaucoup plus représentatif de la réalité.
Le portatif a été essayé en fixe et en mobile, aussi bien via hotspot que par l’intermédiaire de relais.
Et le verdict est nettement plus positif.
Selon Hervé, le RT4D se révèle finalement parfaitement fonctionnel en analogique comme en DMR.
Les liaisons sont établies normalement et la qualité générale de transmission lui apparaît tout à fait correcte pour un appareil de cette catégorie.
Autrement dit, une fois libéré de son pénible CPS, le petit RADTEL fait ce qu’on lui demande.
Un petit bruit de fond en émission
F4CGB a néanmoins remarqué une particularité lors de ses essais en émission.
Un léger bruit de fond à caractère alternatif peut parfois apparaître dans la transmission, puis disparaître. Son importance semble variable et peut, dans certaines circonstances, devenir gênante.
Hervé a donc expérimenté différents réglages.
D’après ses essais et les retours obtenus auprès des radioamateurs contactés, le réglage TX DENOISE au maximum, soit 4, associé à un gain microphone numérique DMR situé approximativement entre 13 et 17, permet de rendre le phénomène quasiment imperceptible pour la grande majorité de ses correspondants.
Il ne s’agit évidemment pas d’une mesure de laboratoire, mais bien d’un réglage issu de son utilisation réelle du poste.
Une réception convaincante pour le prix
Côté réception, le bilan dressé par F4CGB est plutôt favorable.
Il n’a pas réalisé de mesure instrumentée de sensibilité, mais son utilisation quotidienne lui a donné l’impression d’une sensibilité tout à fait correcte.
Le haut-parleur rappelle en revanche rapidement que nous avons affaire à un petit portatif économique.
Comparé directement à celui d’un AnyTone AT-D878UV, le rendu est logiquement moins riche. Hervé décrit un son relativement pauvre dans les graves, avec également un certain manque dans le médium.
La restitution privilégie donc davantage les aigus.
Mais cela ne signifie pas pour autant que l’écoute soit désagréable.
Bien au contraire.
F4CGB explique avoir utilisé le RT4D pendant plusieurs heures consécutives, aussi bien en mobile que tranquillement installé chez lui, sans éprouver de véritable fatigue particulière.
Compte tenu du prix et du format de l’appareil, son appréciation de la partie audio reste donc globalement positive.
La surprise : un véritable S-mètre !

C’est probablement l’une des fonctions qui a le plus agréablement surpris Hervé.
Le RT4D dispose d’un affichage de la force du signal autrement plus parlant qu’un simple bargraph.
Le RADTEL affiche en effet une indication allant de S1 à S9, puis poursuit avec des valeurs au-dessus de S9.
À proximité immédiate de son hotspot au QRA, F4CGB a même pu observer des indications allant jusqu’à +80 sur l’écran.
Pour Hervé, c’est une petite victoire inattendue du RT4D face à son AnyTone AT-D878UV, dont l’affichage de niveau reçu repose essentiellement sur un bargraph rappelant celui d’un smartphone. Les générations plus récentes d’AnyTone ont depuis amélioré cet aspect.
Un affichage de type S-mètre peut être particulièrement pratique sur le terrain.
Il permet par exemple d’effectuer rapidement des comparaisons entre plusieurs antennes en réception ou de rechercher un emplacement offrant un meilleur niveau de signal.
Pour F4CGB, c’est incontestablement l’un des bons points du RT4D.
Compact et léger
Autre qualité appréciée pendant l’essai : son encombrement.
Avec environ 230 grammes, le RT4D reste léger et son petit format le rend particulièrement agréable à manipuler.
Hervé souligne notamment qu’il conviendra bien aux utilisateurs appréciant les portatifs compacts.
Cette caractéristique correspond d’ailleurs assez bien au rôle qu’il imagine pour ce poste.
À moins de 60 euros, le RT4D n’a évidemment pas vocation à rivaliser avec un équipement haut de gamme.
En revanche, il peut parfaitement devenir le deuxième ou troisième portatif du shack, celui que l’on glisse dans un sac ou que l’on emporte sans trop se poser de questions.
Voire, comme le suggère Hervé, celui qui reste dans la boîte à gants « au cas où ».
Recharge USB-C… mais pas programmation
Pour un usage nomade ou mobile, la présence d’un port USB Type-C latéral constitue également un avantage.
Il permet de recharger facilement le poste, notamment en voiture.
Attention toutefois à une subtilité importante : ce connecteur USB-C est destiné à la recharge et non à la programmation du RT4D.
Pour transférer le codeplug, il faut utiliser un câble de programmation USB terminé côté radio par la connectique traditionnelle de type Kenwood à double jack 3,5 / 2,5 mm.
Et même de l’écoute aviation
Le RT4D possède enfin une caractéristique particulièrement intéressante pour les amateurs d’écoute.
Son récepteur offre à F4CGB une couverture très étendue, qu’il a notamment exploitée pour écouter la bande aviation en AM.
Et le résultat l’a agréablement surpris.
Hervé juge la réception de la bande aéronautique de bonne qualité, une possibilité qui ajoute une dimension supplémentaire à ce petit portatif.
Le RT4D propose également des possibilités de réception SSB, ce qui en fait pour F4CGB un appareil particulièrement amusant pour expérimenter au-delà de son utilisation première en VHF/UHF analogique et DMR.
Cette polyvalence constitue probablement l’un des arguments les plus intéressants du poste pour le radioamateur qui aime explorer les bandes et expérimenter avec son matériel.
Pas vraiment le meilleur choix pour débuter en DMR
Après plusieurs jours d’utilisation, la conclusion d’Hervé est finalement assez nuancée.
F4CGB ne recommande pas particulièrement le RT4D comme premier poste à quelqu’un découvrant le DMR.
Non pas parce que ses performances radio seraient mauvaises, mais parce que son CPS, sa logique de programmation et certaines manipulations dans les menus risquent de transformer une découverte du DMR en expérience frustrante.
Pour un premier équipement numérique destiné à devenir le portatif principal de la station, Hervé continue donc de privilégier des appareils comme les AnyTone AT-D168UV, AT-D878UV ou les modèles plus récents de la marque, certes nettement plus chers, mais bénéficiant d’une ergonomie et d’un environnement de programmation beaucoup plus aboutis.
En revanche, pour un radioamateur connaissant déjà le DMR et sachant construire un codeplug, le jugement change sensiblement.
Le verdict de F4CGB
À 59 euros lors de son achat, le RADTEL RT4D ne cherche pas à être un AnyTone à prix cassé.
Et il vaut probablement mieux ne pas l’aborder ainsi.
Son CPS peut sérieusement mettre les nerfs de son propriétaire à l’épreuve. Son ergonomie réclame quelques compromis et sa restitution audio ne joue évidemment pas dans la même catégorie que celle de portatifs beaucoup plus coûteux.
Mais une fois correctement programmé, le RT4D fonctionne.
Il permet de trafiquer en analogique et en DMR, offre une réception jugée satisfaisante par Hervé, dispose d’un affichage de niveau de signal intéressant, se recharge facilement en USB-C et ajoute à cela des possibilités d’écoute inhabituelles pour cette gamme tarifaire, notamment en AM sur la bande aviation et en SSB.
C’est précisément pour cette raison que F4CGB lui trouve finalement une place.
Pas forcément comme portatif DMR principal, mais comme appareil d’expérimentation, poste secondaire ou petit compagnon que l’on n’hésitera pas à emmener partout.
Et après avoir passé plusieurs jours avec lui — sans oublier les longues heures nécessaires pour dompter son CPS — Hervé résume finalement assez bien la philosophie de ce drôle de petit poste :
« Pour expérimenter ou enrichir sa collection avec un budget rikiki, le RT4D est un candidat sérieux et une alternative aux éternels Baofeng. »
Merci a Hervé d’avoir partagé son retour d’expérience avec la communauté HamTech.fr
Article généré par ChatGPT sous la supervision d’un humain et grâce aux informations transmises par hervé F4CGB!
F4CGB Hervé
Concernant la réception SSB, j’ai fait un test ultra rapide (sur 21.249 Mhz) et peu concluant… un signal reçu, émis depuis mon IC-718, mais la BF était totalement saturée… Et il fallait mettre le squelch analogique à zero via le CPS.
Si certains obtiennent des résultats convenables en RX SSB, merci de partager plus de détails sur votre configuration, antenne, fréquences reçue, etc. 73’S Hervé F4CGB



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